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Conférence Les femmes sahraouies :
vers un 'autre' avenir dans la société sahraouie

17 - 18 mai 2001
Amazone
rue du Méridien 10 - 1210 Bruxelles
mail info
programme

Le Comité belge de Soutien au Peuple Sahraoui et Oxfam Solidarité sont les deux organisations qui ont, dès le début de la guerre d'indépendance, soutenu la lutte du peuple sahraoui. Notre coopération est avant tout un soutien politique et un travail de solidarité. Notre solidarité se trouve au niveau de l'aide humanitaire aussi bien que dans l'appui institutionnel entre autres avec le Ministère de l'Enseignement, avec l'Organisation Nationale de la Jeunesse, ...

Depuis maintenant plus de dix ans, ces deux organisations travaillent aussi en étroite coordination avec l'Union Nationale des Femmes Sahraouies (UNFS)
La demande d'organiser une conférence internationale est sur la table depuis plus qu'un an. Pendant ce temps-là nous avons travaillé avec l'UNFS pour trouver la meilleure formule afin que cette conférence porte le résultat attendu par les femmes sahraouies.

Sur base des expériences des femmes de plusieurs coins du monde invitées à cette occasion (Afrique du Sud, El Salvador, Palestine, ...) les femmes sahraouies aimeraient construire une stratégie pour se préparer à la reconstruction de leur société après l'indépendance et le retour au pays.
Les femmes sahraouies nous offrent une occasion unique de pouvoir contribuer à un 'autre' avenir pour la dernière colonie de l'Afrique.

L'UNFS a participé l'année 2000 à la III Rencontre Palabras, cette fois ci, le Monde selon les femmes appui l'organisation de cette conférence.

L'Union Nationale des Femmes sahraouies

L'UNFS (Union Nationale des Femmes Sahraouies) s'est organisée pendant la colonisation espagnole, pour protester contre le fait que les filles et femmes n'avaient pas le droit à l'éducation, et qu'elles étaient traitées comme des citoyens inférieurs. Quand en 1973 le Front Polisario s'est créé, le mouvement de libération du Sahara Occidental, l'UNFS s'affiliait. La lutte devenait double : la lutte pour l'indépendance du Sahara Occidental, et la lutte pour l'émancipation et le traitement égal. Quand la lutte armée se déchaînait et le peuple sahraoui prendrait la fuite en masse, la structure de l'organisation des femmes prouvait son utilité pour coordonner la fuite et pour essayer de réunir les familles (ou bien de passer des nouvelles).
Après la première période agitée dans les campements de réfugiées près de Tindouf, les femmes ont commencé à s'organiser de nouveau. Basées sur leurs expériences antérieures dans la direction des communautés locales (en absence des hommes), les femmes ont réussi à organiser la vie quotidienne, basée sur l'égalité et la solidarité.
Une fois les premiers besoins satisfaits, l'UNFS a repris ses demandes d'avant la guerre, à savoir l'éducation pour tous et toutes. Ceux qui pouvaient lire et écrire étaient engagés dans des campagnes d'alphabétisation énormes. Les étudiants qui pouvaient aller à l'école en Algérie, enseignaient pendant les mois d'été à ceux qui avaient moins de chance. Le degré de scolarisation est monté de 5% au temps de la colonisation espagnole jusqu'à 95% du peuple maintenant, ceci jusqu'au niveau de la cinquième année scolaire.
Au milieu des années quatre-vingt l'UNFS a repris l'émancipation des femmes sahraouies dans une société basée sur l'égalité, comme la plus importante revendication de son programme. L'UNFS a pris des contacts avec des organisations et mouvements de femmes partout dans le monde, et essaye d'apprendre de leurs expériences. Pendant les congrès, qui ont lieu tous les cinq ans, elles font un bilan de leur travail et elles proposent, discutent et approuvent un plan pour les années suivantes. De plus en plus de femmes se sont rendues compte du grand danger qui les attend après l'indépendance. Elles ont eu vent des expériences des autres femmes, qui prenaient également des positions assez importantes pendant la lutte pour l'indépendance de leur pays, et qui ont perdu leurs positions privilégiées, qu'il n'est pas évident de garder les acquis après la fin de la lutte.
Le travail des derniers dix ans a prouvé que l'UNFS a besoin de soutien pour l'organisation. De la formation pour ses cadres sur le plan de 'la direction d'une organisation', de 'genre' et de 'la participation effective à la vie politique' sont quelques exemples de faiblesses de l'UNFS. Les responsables cherchent des possibilités pour faire des pas en avant sur ces points, pour une préparation à une participation responsable à la reconstruction du pays et de la société après l'indépendance.

Info

Le Monde selon les femmes : Marcela de la Peña, tél. 02/223 05 12
Oxfam Solidarité : Hilt Teuwen, tél. 02/501 67 54



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