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AGCSImpacts sur les femmes et les hommes au Sud et au NordBeaucoup de monde en parle : lAGCS est à nos portes ! LAGCS en discussion actuellement risque davoir de graves conséquences pour nous, les habitants de la Belgique qui bénéficions généralement de la couverture sociale, mais surtout pour les populations des pays du Sud, où la sécurité sociale et les services publics nexistent pas ou sont très faibles. Tous les services seront touchés par lAGCS et pas seulement les services publics. LAGCS consiste à libéraliser les biens et services, à supprimer toute entrave au libre commerce. Il va se concrétiser notamment par la privatisations des entreprises publiques qui auront surtout des conséquences lourdes pour les femmes, partout dans le monde. Dans les années 80, on a vu que les Programmmes dAjustements Structurels exigés par la Banque mondiale en échange de prêts ont alourdi le travail des femmes. Beaucoup de tâches, auparavant assurées par lEtat, sont prises en charge, gratuitement, par les femmes. LEtat ne joue plus son rôle de redistribution des ressources entre tous les citoyens et citoyennes. Les mouvements de femmes sunissent pour attirer lattention des mandataires politiques sur les conséquences désastreuses que risque davoir lAGCS sur la vie des femmes, en particulier les femmes pauvres du Sud. Leur expérience montre quon ne peut pas instaurer de nouvelles privatisations. De nombreux témoignages du Sud montrent que limpact des privatisations des services de base est différent selon le sexe. Cest la situation des enfants, des fillettes, des femmes et des mères qui va être la première et la plus compromise. La voix des femmes doit être entendue dans le débat sur lAGCS. Ce sont en effet les femmes qui assument la diminution de la qualité des services et laugmentation de leurs coûts. Les femmes ont la responsabilité des tâches domestiques, une grande part du travail productif (dans des secteurs les moins bien rémunérés ou avec des statuts de travail précaires ou atypiques), et de multiples activités collectives et sociales quand lEtat fait défaut : activités de groupes, garderies, écoles, entretien des espaces communs Quand lécole devient payante, on voit que ce sont dabord les petites filles quon retire de lécole. Quand leau coûte cher, les femmes retournent chercher de leau gratuite dans les points deau non potable. Quand la santé est hors de prix, les femmes ne vont pas au dispensaire ; elles sont moins vite et moins bien soignées et naccouchent pas à la maternité dans de bonnes conditions. La santé se détériore et la mortalité augmente. Lemploi, quand les femmes en trouvent, devient plus précaire, et il est moins bien payé. Et pourtant, les femmes sorganisent : quand éclate la guerre de leau dans les villes boliviennes les femmes sont présentes pour revendiquer que leau soit un bien commun, accessible à chacun-e. Quand les sociétés multinationales font main basse sur les semences et les espèces traditionnelles au Bengla Desh, les femmes se lèvent pour protéger leur savoir et leur nourriture de base ancestrale. Quand les écoles ferment au Congo ou en Mauritanie, ce sont les femmes encore qui sorganisent pour maintenir des écoles dans les villages et payer la scolarité de leurs filles. Pour mettre tout cela en évidence, nous voulons transmettre et diffuser les témoignages des femmes du Sud. Des études et des documents politiques sont diffusés pour interpeller toute la société civile. LAGCS se négocie sans débat ni contrôle démocratique, car lOMC a le pouvoir de faire respecter les règles quelle-même édicte. Heureusement, les députés belges viennent dadopter à lunanimité une résolution fixant les limites de la négociation et mettant le véto sur une série de secteurs qui ne peuvent pas faire lobjet de libéralisation : la santé, leau, le logement, léducation, la formation professionnelle ou la culture Mais le véto doit encore trouver des alliés en Europe. LAGCS aura des conséquences désastreuses pour toutes et tous, et il est donc aussi très important de mettre un éclairage spécifique sur les femmes. Cest ce que veulent les associations de femmes en Belgique qui participent aux activités du Forum Social de Belgique le 10 mai. Ces groupes ont déjà travaillé ensemble dans le cadre de la Marche mondiale des femmes : Le Monde selon les Femmes et le réseau Palabras : Hélène Ryckmans et Lidia Rodriguez
11.11.11-gendergroep WIDE (Maria Karadenizli) Coordination Marche Mondiale : Maryam Kechiche : marche(at)amazone.be
et Leen Vandamme
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