Nos revendications du 8 mars 2026 ✊

Des Suds aux Nords, de l’Est à l’Ouest, partout, les femmes créent, cultivent, sèment, élèvent, bâtissent, portent, soignent, organisent, recyclent, bricolent, innovent… Leurs capacités sont innombrables. D’ailleurs, il est dit dans l’un de nos slogans féministes : « Si les femmes s’arrêtent, le monde s’arrête. »

Et pourtant, les femmes, cette moitié de l’humanité, continuent de subir des politiques d’austérité, des violences inouïes et des agressions multiples. Leurs droits sont remis en cause en permanence, voire annulés : droit à l’IVG, politiques d’égalité, droits économiques et sociaux, respect des conventions internationales. L’accès aux ressources, aux droits et à la reconnaissance reste entravé.

Au-delà du rêve d’un monde meilleur, le féminisme est une nécessité pour la vie. Nous le répétons sans cesse : mettre le care au centre de l’économie, reconnaître les violences économiques faites aux femmes et soutenir l’empowerment des femmes sont des urgences absolues. Il est indispensable de transformer nos modèles économiques et politiques en réduisant la surproduction, en stoppant l’exploitation et l’extraction des ressources. Pour y parvenir, nous devons nous inspirer de pratiques durables, en plaçant le vivant et le soin au coeur de nos choix collectifs, et construire une économie solidaire sont des conditions essentielles pour que la vie et la justice sociale deviennent une réalité. Nous revendiquons dès lors un investissement massif dans les secteurs de la santé, de la sécurité sociale, de l’éducation, du non-marchand, de la coopération et de la justice !

Face aux politiques anti-féministe, d’austérité, raciste, capitaliste qui ont des conséquences délétères sur la vie des femmes, des familles, des personnes LGBTQIA+, des enfants et des groupes les plus précaires de notre société, nous appelons à une forte mobilisation à la date du 8 mars !

  • Nous nous opposons fermement à toutes les réductions du budget du secteur de la coopération au développement. Au contraire, en ces temps de crises et de conflits géopolitiques ainsi que de changements climatiques, nous conseillons à l’Arizona de faire preuve de bon sens en réinvestissant dans la coopération pour garantir la stabilité de la géopolitique, du climat, de la paix, protéger la santé mondiale et la sécurité de toustes les citoyen⸱nes du monde.

  • Nous militons pour une diplomatie féministe où tous les efforts et les initiatives convergent pour garantir la paix entre les peuples, défendre les politiques de cessez-le-feu immédiat, et ce, dans toutes les régions et zones de conflits. La Belgique doit stopper les dynamiques d’exports d’armements et défendre des approches visant la démilitarisation et la fin de l’exploitation des nords sur les suds, en somme la fin de l’impérialisme et du capitalisme !

  • Nous rappelons que le droit à la protection internationale fait partie des droits humains, ce à quoi la Belgique s’est engagée dans le cadre de la convention de Genève. A la place d’investir de l’argent dans les centres fermés pour les migrantes, il faut investir dans l’amélioration de l’accueil et l’accompagnement des personnes concernées en prévoyant des régularisations. Il faut également adopter une approche genrée de ces politiques car ce sont les femmes migrantes qui sont particulièrement exposées aux violences et à l’exploitation sexuelle.

  • Nous affirmons avec force que la Belgique a échoué dans sa mission de garantir les droits fondamentaux de toutes les femmes et des filles en légalisant le proxénétisme. Car légaliser le proxénétisme, c’est légaliser un marché pour les hommes au dépend des femmes. C’est donc maintenir les femmes dans une situation structurelle d’exploitation. L’Etat providence doit se responsabiliser, mettre fin à la précarisation et l’exploitation des femmes, à la vulnérabilité, en investissant des réels moyens pour des parcours de sorties, des politiques de prévention, des bourses pour les étudiant⸱e⸱s, mener des enquêtes à l’échelle du pays et s’inspirer des pays comme la Suède et la Suisse. Nous défendons la construction d’une société dans laquelle aucun homme n’aurait le droit d’acheter nos corps.

  • Nous revendiquons un réel droit à l’avortement, à son accessibilité, sur base des recommandations du rapport du groupe d’expert∙es multidisciplinaires, remis au Parlement en avril 2023. L’IVG doit être totalement dépénalisée (le délai légal doit être allongé à 18 semaines), sans obligation de délai de réflexion ni sanctions pénales. Nous préconisons aussi la gratuité de tous les moyens contraceptifs, y compris d’urgence, et un accès garanti et renforcé aux services de santé sexuelle.

  • Nous demandons la révision des plans de financement et le réaménagement des lieux d’hébergement pour les femmes victimes de violences afin de garantir leur sécurité, leur protection et celles de leurs enfants. En parallèle, nous demandons au gouvernement d’investiguer sérieusement la question de la pension alimentaire, source de problèmes chroniques et de violences faites aux femmes. Nous demandons de revoir la configuration du SECAL (service des créances alimentaires) en un fonds universel et automatique des créances alimentaires.

  • Nous exigeons une revalorisation générale de tous les métiers dits féminins, notamment dans le secteur des soins, enseignement, et de l’accueil de la petite enfance, ce qui implique une augmentation de salaire, de meilleures conditions de travail, une reconnaissance de la pénibilité de ces métiers; tout cela est indispensable pour améliorer le pouvoir d’achat des femmes et, in fine, leur autonomie financière.

  • Nous militons pour la singularisation des droits sociaux, qui sont toujours conditionnés par la situation familiale ou le statut de cohabitant. Ces droits sociaux regroupent les allocations de chômage, les allocations d’insertion, de la pension, des indemnités d’invalidité et d’incapacité de travail de la mutualité, du revenu d’intégration sociale (RIS) ou encore de la garantie de revenus aux personnes âgées (GRAPA).

  • Nous appelons à l’annulation de la limitation de la durée des allocations de chômage à 2 ans, parce qu’elle aura comme conséquence le renforcement de la dépendance économique. En parallèle, les politiques devraient revoir impérativement les conditions de carrière pourl’accès à la pension anticipée et à la pension minimum, qui doivent prendre en compte la réalité des carrières des femmes et ne peuvent donc pénaliser les temps partiels: suppression du malus pension et maintien des conditions actuelles du mécanisme du bonus.

Nos événements pour partager ce 8 mars ensemble :

  • Pour préparer le 8 mars, le jeudi 5 mars autour de ces revendications et en créant tes pancartes 🎨
  • Pour se retrouver et venir manifester ensemble dans notre bloc, rejoignez nous à notre Meet & Manif le 8 mars à partir de 12h à notre stand, au village associatif, place de l’Albertine ! 🥁

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