Travail décent : briser la logique marchande pour placer la vie au cœur des politiques publiques

Lors de notre intervention à l’événement « Travail décent » organisé par le WSM avec Oumayma, une réalité a été posée clairement : le concept de « travail décent », central dans les luttes syndicales et prôné par l’OIT, ne peut être pleinement atteint sans une perspective féministe. L’objectif n’est pas seulement d’améliorer les conditions de travail, mais de redéfinir la notion même de travail pour qu’il soit accessible à toutes et tous, dans des conditions véritablement égalitaires et dignes.
Questionner le travail : au-delà de la rémunération
L’intervention a insisté sur un point crucial : la distinction entre le travail rémunéré et le travail non rémunéré. Ce dernier, souvent invisibilisé, est pourtant essentiel à la vie et soutient l’ensemble de l’activité économique.
La question qui se pose alors est fondamentale : comment sortir de la logique marchande ? Comment concevoir des politiques qui ne placent pas le profit au-dessus de la vie, mais qui encastrent le travail producteur de profit dans le travail du soin et de la reproduction de la vie — et non l’inverse ?
Un monde patriarcal indécent exige des exigences féministes
Dans un monde patriarcal indécent, l’exigence féministe en matière de travail décent n’est pas négociable. Il ne s’agit pas d’ajouter une couche de féminisme à un système existant, mais de remettre en cause les fondements de ce système pour qu’il devienne véritablement décent.
Cette approche a permis d’ouvrir le dialogue avec une diversité d’acteurs : syndicats, mutuelles, partis politiques et l’OIT.
Retrouver les détails de l’évènement sur le site de We Social Mouvements









